Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les Fabricants de Santons de "l'Union des Fabricants de Santons" se sont donc réunis fin octobre, avec les politiques, dans la Mairie de Marseille pour définir une politique de défense du santon de Provence…

Et comme je l'avais annoncé, très peu d'artisans étaient présents malgré la lettre comminatoire que j'avais publiée dans mon premier sujet, voir :

http://l-estrangie-e-li-santoun.over-blog.com/2016/09/indication-geographique-santon-de-provence.html

 Déjà, "l'Union des Fabricants", ça refroidit un paquet quand on n'est qu'artisan, et ils sont nombreux qui ne sont pas des fabricants mais des artisans.

Les représentants de l'IGP étaient là, et ils ont bien précisé que pour qu'une IGP se fasse, il fallait un accord de la majorité. Et dans le cas présent, une lettre de convocation avait été envoyée à 151 santonniers recensés, ce qui exclut comme je l'avais dit des dizaines de santonniers.

Tous les présents se sont retrouvés face à quelque chose, un traquenard pour être clair, concocté par 5 grands fabricants ou organisateurs qui ont monté de toute pièce une Union avec des idées déjà bien avancées sans demander leurs avis au préalable à toutes les associations plus ou moins formelles des autres santonniers.

La "Confrérie des Métiers de l'Art santonnier", le "Groupement des santonniers du Gard", le "Collectif, même informel, des santonniers du Vaucluse", soit plus de 60 santonniers n'ont jamais été consultés.

 Il s'agissait pour ces cinq gros fabricants de se donner une contenance, une caution, afin d'obtenir des politiques une aide financière pour créer le dossier IGP et une sorte de Label.

Et c'est chose faite, l'aide financière est donnée comme si ces fabricants n'avaient pas les moyens de trouver quelques milliers d'euros dans leurs comptabilité de dizaines de salariés pour payer 10 ou 15 000€ de création du premier jet de l'IGP.

 Une organisation bien alambiquée, bien torturée, même tortueuse, pour mieux embobiner à leur seul bénéfice.

 

Indication Géographique Santon de Provence, la suite

Des labels, il en existe des dizaines que des santonniers ont déjà.

"L'Entreprise du patrimoine vivant" label déjà obtenu par Fouque à Aix en Provence par exemple.

"L'Entreprise Remarquable" déjà obtenu par Flore à Aubagne par exemple.

Il existe déjà deux confréries, la" Confrérie nationale des métiers de l'art santonnier" et la "Confrérie Européenne".

Ces associations, ces labels auraient été déjà un premier pas pour uniformiser et défendre le santon. En 2013, quand a éclaté au grand jour ce qui était connu, le santon de Tunisie, un de ces très grands santonniers de l'Union des Fabricants expliquait dans un journal national en Janvier 2013 : "Avec une moyenne de quinze étapes par sujet, la fabrication d'un santon traditionnel réclame de nombreux doigts de fée et des clients prêts à débourser presque 20 euros pour s'offrir un nouveau venu dans le petit peuple des crèches provençales."

Déjà le prix était le premier élément de friction mis en avant comme dans la lettre de convocation à la réunion d'octobre où les deux premières raisons sont :

Défendre une origine et des garanties réelles de qualité,

Et surtout aider à la diffusion pour augmenter les prix.

 Augmenter le prix car trop de santonniers font des prix cassés…

Par rapport aux santons venus d'ailleurs, oui, il faut défendre le travail artisanal.

 Mais il faut aussi donner des explications sur la beauté du travail.

Voilà un de mes achats en 2012, un chameau pour ma crèche que j'avais payé chez un des fabricants 28€.

Quelques semaines plus tard, je faisais connaissance de Karine Fraysse, artisan hors Provence puisqu'elle est dans le Gard, et j'ai trouvé un autre chameau que j'ai payé le même prix.

En comparaison, les deux photos et mon affirmation, oui, il n'y a pas photo, l'un des produits vaut bien 28€, l'autre non.

Indication Géographique Santon de Provence, la suiteIndication Géographique Santon de Provence, la suite

Les artisans santonniers que j'ai rencontrés tout ce mois d'octobre disent s'en foutre de cette IGP…

Je les alerte, ne vous laissez pas faire par le silence, dites haut et fort votre refus, demandez l'aide des politiques hors Marseille qui vous soutiennent, ne vous laissez pas submerger par cette grosse machine politicienne, soutenue par la Métropole, qui se met en place, comme par hasard au moment des salons où vous êtes le moins disponible, et qui verra les plus faibles d'entre vous plier et accepter le diktat des fabricants sous peine d'être exclus d'un marché ou du moins d'en avoir la peur, d'avoir peur des complications qui les dépassent.

J'en appelle au "Collectif" du Vaucluse, à "l'Association des Gardois", à la "Confrérie des Métiers", ne laissez pas faire sans rien dire. Le silence c'est avoir tort et tous ceux qui sont d'ailleurs, d'Isère, de Loire, d'Ardèche, de Savoie, du Québec ou de Belgique, pour ceux que je connais, ont le droit à votre aide et à votre respect, leur travail n'est ni Chinois, ni Tunisien et ce sont eux aussi des Artisans respectueux de la Tradition Provençale.

Tag(s) : #Santon et Santonnier

Partager cet article

Repost 0