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Le Garlaban est cette montagne qui domine la vallée de l'Huveaune, la plaine d'Aubagne et qui est même visible depuis Marseille.

Cette montagne culmine à 714 m et servait autrefois de repère pour les marins naviguant dans la baie de Marseille.

Le mot Garlaban viendrait de "Gar", le sommet, et de "Laban", blanc.

 

Ce massif du Garlaban est celui qui a servi à Marcel Pagnol pour ses beaux livres "A la gloire de mon père" et "le Château de ma mère"…

 

Chaque crèche de la région doit avoir en décor ce massif. Ainsi mes crèches successives comportent toujours une allusion à ce symbole de la Provence.

La Femme du GarlabanLa Femme du GarlabanLa Femme du Garlaban

D'ailleurs, plusieurs santonniers commencent à intégrer ce thème dans les décors qu'ils proposent, comme Santons Verre-terre ou les santons Saurel.

La Femme du GarlabanLa Femme du Garlaban
La Femme du GarlabanLa Femme du Garlaban

J'en ai parlé à Avignon au poète-paysan René Raybaud.

La Femme du Garlaban

Il m'a expliqué qu'il y a bien longtemps, reçu à Gémenos, les habitants lui avaient montré un soir ce Garlaban, ce massif qui alors prend la forme d'une femme allongée, les cheveux allongés et le visage tendu vers le ciel.

Il m'a même fourni un dessin de sa vision et il m'a envoyé son poème rédigé à l'époque et paru dans son premier recueil.

En voici le texte et la traduction que j'en ai faite.

La Femme du Garlaban

La Femo dóu Garlaban

À la fèsto de Gemo, après la farandoulo,
Dins la teso d'un ort emé li bastidan,
En gueirant l'ourizoun que l'aureto ventoulo,
Veguère alor la fèmo, amount sus Garlaban.

La tèsto dins lou cèu, li pèu vers la coustièro,
Miracle Prouvençau dis oumbro et dóu soulèu,
Celestialo venus, divesso mountagnièro
Galanto e sensualo aubourant si mamèu !

Se douno à l'astre d'or la gènto damisello
Se fasèn caligna pèr li bèu darrié rai…
Pièi lou soulèu s'amosso e naisson lis estello
E tout s'estavanis coume dins un pantai !

La Femme du Garlaban

À la fête de Gémenos, après la farandole,
Dans l'allée d'un jardin avec les bastidans,
En guettant l'horizon que la brise évente
Je vis alors la femme, là-haut sur le Garlaban.

La tête dans le ciel, les cheveux vers la côte,
Miracle Provençal des ombres et du soleil,
Vénus céleste, déesse de la montagne,
Charmante et sensuelle soulevant sa poitrine !

Elle se donne à l'astre d'or la gentille demoiselle
Se faisant caresser par les beaux derniers rayons…
Puis le soleil s'estompe et naissent les étoiles
Et tout s'évanouit comme dans un rêve !

Et c'est vrai que ce Garlaban ressemble à une femme allongée, les cheveux pendant vers le bas, cette femme allongée que les marins cherchaient depuis leur bateau comme repère pour rentrer au port de Marseille…

La Femme du GarlabanLa Femme du GarlabanLa Femme du Garlaban
Tag(s) : #Santon et Santonnier

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