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C'est le 4 juillet 1465 qu'est édictée une ordonnance qui impose la présence de lanternes dans les rues.

Et l'application de cette mesure a mis bien des centaines d'années pour commencer à être appliquée sérieusement. Au début du 18ème siècle, Paris est encore très mal éclairé. Quelques chandelles placées dans de mauvaises lanternes, et disposées dans un petit nombre de rues, ne peuvent en effet être présentées comme preuve de l’existence, à cette époque, d’un éclairage public. Les récits du temps, ont suffisamment fait connaître les dangers que présentaient alors, dès les premières heures de la nuit, les rues de la capitale, désertes, obscures et infestées de voleurs.

La Fontaine pouvait ainsi dire à ses voleurs qui le délestaient de son manteau :

Messieurs, vous ouvrez de bonne heure…

Boileau disait à l'époque :

Le bois le plus funeste et le moins fréquenté est, au prix de Paris, un lieu de sûreté.
Malheur donc a celui qu’une affaire imprévue engage un peu trop tard au détour d’une rue.
Bientôt quatre bandits lui serrant les côtés : La bourse ! il faut se rendre !...

Tout cela prouve bien que les efforts tentés jusqu’à cette époque pour veiller à la sécurité de la ville n’avaient porté que bien peu de fruits. Ce n'est donc que récemment, après ces dates, que l’on a su mettre en œuvre les mesures de sûreté nécessaires à leur police intérieure.

En 1667, c'est l'établissement dans Paris et ses faubourgs de plus de six mille lanternes pour que l'éclairage public aide à faire cesser que les nuits transforment les rues en coupe-gorges.

Deux personnes étaient alors nécessaires pour assurer ce travail de lanternier, une descendait la lanterne et l'autre allumait la chandelle. Au 18ème apparaît le réverbère à huile, à la flamme plus stable, mais qui arrosait l'allumeur de son huile puante. Le lanternier devient un travail solitaire. Puis l'éclairage au gaz va se généraliser à partir du milieu du 19ème siècle. L'allumeur de réverbère va être muni d'une clef pour ouvrir le gaz et d'une longue perche pour allumer la flamme. Il commençait sa tournée au crépuscule pour la recommencer à l'aube afin d'éteindre la flamme.

L'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de Gasquet
L'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de Gasquet

Quand commençait la journée de l'allumeur de réverbère, les voyous et les ivrognes tentaient de l'empêcher de faire son travail en essayant d'éteindre la flammèche de la cage de la lanterne alors que l'allumeur parcourait la ville comme un pénitent avec son cierge en porte étendard.

Il fallait une grande quantité d'allumeurs dès le crépuscule pour assurer tous les allumages, armée d'employés qui devaient aussi assurer l'entretien et le fonctionnement de tous ces luminaires. Ces employés chichement rémunérés, car ils n'étaient pas les employés du gaz, se devaient d'avoir un autre métier dans la journée.

C'était un métier astreignant nécessitant aussi des rondes de nuit pour veiller au bon fonctionnement du gaz, au nettoyage des candélabres et au réglage des becs de gaz.

L'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de Gasquet

C'est donc à Pernes les Fontaines que je suis allé chercher chez le santonnier Gasquet mon allumeur de réverbères ainsi que 4 réverbères pour mettre cette scène dans ma crèche.

L'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de Gasquet
L'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de GasquetL'allumeur de réverbères de Gasquet

C'est à mon goût chez ce créateur que l'ensemble est le mieux interprété pour les proportions. Les lampadaires n'étaient pas très hauts à l'époque car il fallait pouvoir porter et promener une perche, déjà assez lourde, pendant des heures sans que celle-ci ne devienne, en plus, une lance de grande hauteur, comme maintes fois présentée.

Tag(s) : #Santon et Santonnier

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